Rouen-VA Histoire&Match
Des points à récupérer chez les diables rouges normands.
A Rouen, l’histoire est partout, à chaque coin de rue, attestant d’un riche passé. Quand les Romains arrivent aux abords de Ratumacos (nom gaulois de Rouen), après leur conquête victorieuse des Gaules en 56 avant Jésus Christ, ils découvrent une peuplade celte solidement implantée. C’est ici, à 125 Km de la mer, dans une boucle de la Seine, que les Véliocasses (c’est leur nom) vont connaître la Paix romaine et une prospérité certaine. Cette prospérité traversera d’ailleurs les époques et Rouen restera la deuxième ville de France jusqu’au XVIIème siècle. Entre-temps, elle aura connu des événements majeurs qui tantôt la blesseront, tantôt la grandiront. Il en est ainsi de l’arrivée des Vikings en 840, qui saccageront et incendieront la ville avant d’en faire la capitale de l’Etat normand 70 ans après. Même sous la domination anglaise (1419-1449), qui conduira Jeanne d’Arc au bûcher, la vocation commerciale de Rouen ne se démentira pas, bien au contraire, car la ville est un passage obligé entre le Nord du Duché de Normandie et le Sud. Le rayonnement international de Rouen ne cesse de se confirmer et les échanges se diversifient. Bretagne, Angleterre, Pays-Bas, Espagne, Italie mais aussi Guinée, Terre-Neuve ont bien vite des liens commerciaux forts avec la capitale normande. Rouen devient même la ” porte de l’Amérique ” en s’ouvrant notamment sur le Brésil. Cette bonne santé de la cité, le cardinal Georges d’Amboise va la faire éclater au grand jour en lançant entre 1494 et 1510, un grand programme de refonte architecturale qui fera de la ville l’un des premiers et des plus prestigieux foyers de la Renaissance. C’est aussi à Rouen que naîtront Cavelier de la Salle, l’explorateur du Mississippi, Corneille et Fontenelle. De nombreux grands écrivains y séjourneront. Sans oublier un autre illustre personnage, Pascal, qui, en 1652, invente à Rouen la première machine à calculer. La grandeur de la cité normande s’estompe quelque peu à partir du XVIIIe siècle même si Rouen s’impose pour le tissage du coton et la faïence. Rouen sera aussi le berceau de l’impressionnisme. Le dernier outrage que connaîtra Rouen aura lieu au milieu du XXème siècle, d’abord lorsque les Allemands occuperont la ville en 1940, puis en 1944, lors des bombardements alliés. Aujourd’hui, la cité a pansé ses plaies mais continue néanmoins à aménager les traces de son passé.
Rouen est aussi l’un des sept promus (CFA groupe C) de ce championnat national. Et certainement le plus actif lors du mercato cet été, avec pas moins de quinze arrivées, parmi lesquelles figurent l’ancien défenseur central de l’En-Avant Guingamp Hubert Fournier, Philippe Chanlot de retour de Chine, le milieu de terrain de Grenoble Xavier Dablemont et d’autres grosses pointures. Un recrutement ciblé sur des joueurs en fin de carrière et des jeunes sortis de centre de formation a permis au FCR de ne pas dépasser son budget estimé à 2,3 million d’euros. Chacun sait qu’une équipe totalement renouvelée à l’intersaison, même par de très bons joueurs, n’a pas la certitude de figurer dans le haut de tableau. Voilà pourquoi cette équipe de Rouen me rappelle celle de VA lors de la saison 2000/2001, où des joueurs de D2 en manque de compétition depuis une voire plusieurs années étaient venus se relancer sans forcément y arriver, au final nous connaissons tous le résultat !!. Néanmoins le FCR fait un début de saison honorable avec une 10ème place à cinq points du troisième. Mais si Rouen veut raccrocher le peloton de tête en course pour la montée, ils seront obligés de gagner ce mardi. Face à eux VA devra se faire pardonner de leur match nul concédé contre Beaucaire. Au stade Robert Diochon où 3000 personnes attendront les Valenciennois, il nous faudra ramener au minimum le point du match nul, car de la 3ème à la 8ème place toutes les équipes se tiennent en deux points, ce qui signifie que la défaite n’est pas envisageable.
Mon pronostic 1-2.