Interview Eric Chelle
Le joueur le plus régulier de la saison s’est bien acclimatéau grand nord: “Je suis très bien à Valenciennes avec ma femme.”
Vaenl1: Comment te sens tu physiquement après une demi semaine d’entraînement intensif?
E.C: Cette semaine c’est vrai que ça a été très dur. On a commencé fort lundi alors que d’habitude c’est plutôt tranquille. Ensuite on a eu deux entraînements par jour mardi et mercredi. Jeudi, vendredi et samedi il n’y aura entraînement que l’après midi, ce qui nous permettra de récupérer. En ce qui me concerne ça fait 2, 3 matchs que j’ai des problèmes aux talons, cela vient du fait que je ne suis pas habitué à m’entraîner sur terrain synthétique. Sinon a par cela, ça va.
Vaenl1: On va revenir sur la défaite de Sète, comment l’analyses tu?
E.C: Sète est venu à quinze, ils ont joué à 11 derrière durant tout le match et nous on a pas su les empêcher de contrer. On a donné les ballons pour se faire taper et eux ont joué tous les coups à fond, c’est ce qui leur a permis d’obtenir quelque chose à chaque fois, soit un corner, un coup franc et en fin de première mi-temps, un penalty.
Vaenl1: Comment s’est déroulé le retour au vestiaire?
E.C: Comme d’habitude à chaque fois qu‘on perd. Le coach veut que tout soit parfait, il faut qu’on comprenne qu’il veut du beau jeu pour les supporters et pour nous aussi.
Vaenl1: Quelles sont les ambitions après cette défaite?
E.C: Pour ma part je n’ai pas digéré cette défaite. Si on avait gagné contre Louhans et Sète, on revenait dans la course à la montée. Je l’avais dis à mon père, si on gagne les 2 prochains matchs on va monter en L2. Maintenant ça va être plus dur, de plus si on fait un match nul à Romorantin et que l’on perd à Ajaccio, la crainte va revenir.
Vaenl1: Dorénavant est ce que tu regardes vers le haut ou vers le bas?
E.C: Je regarde partout, en haut, en bas, partout…
Vaenl1: N’es tu pas trop déçu de ne pas avoir été retenu pour la CAN avec le Mali?
E.C: Oui (affirmatif). Il y a eu un changement d’entraîneur et de gros problèmes à la fédération. Le nouvel entraîneur pensait qu’il y avait assez de joueurs maliens en L1 et L2 et que ceux de national n’avaient pas besoin d’être sélectionnés. Alors quand je vois la sélection et qu’il y a des gars qui évoluent en CFA à Mantes la Jolie ou je ne sais où, je l’ai en travers de la gorge. Néanmoins je me dis que dans 2 ans je la ferais, après être monté en L2 avec VA.
Vaenl1: Est-ce que tu t’es acclimaté à Valenciennes?
E.C: Au début c’était difficile. J’ai vraiment passé des moments difficiles, d’ailleurs j’étais à deux doigts de partir, je voulais rentrer chez moi. C’est vrai que quand je suis arrivé j’étais pas en forme et je revenais de blessure. Pourtant le premier match contre Cannes s’était bien passé, ensuite ça s’est mal déroulé contre Ajaccio où j’ai fait une passe décisive à l’adversaire. Le staff technique a commencé à se demander ce que je faisais là et pourquoi j’étais venu, des explications musclées sont intervenues entre nous. Mais maintenant je suis très bien à Valenciennes avec ma femme. Même au niveau du climat ça se passe bien, on s’y habitue bien.
Vaenl1: Comment avez-vous préparé ce match de Monaco?
E.C: La préparation est pareille qu’un match de championnat. La seule différence c’est qu’il faut se dire qu’on n’aura pas un autre match pour se rattraper. Il faudra tout donner, plus longtemps il y aura 0-0 plus on aura de chances de passer.
Vaenl1: Sur ton côté gauche tu seras peut être face à Ludovic Giuly, ça ne te fait pas peur?
E.C: Non, je verrais bien sur le terrain si je suis mal. L’année dernière je suis arrivé en ¼ de finale avec Martigues, la pression on l’a en ½ ou en finale mais pas en 1/16ème.
Vaenl1: Comment trouves tu les supporters?
E.C: J’espère que l’on va faire une bonne partie, pour que les supporters puissent se régaler, parce qu’ils le méritent vraiment. Si on avait eu les supporters d’ici à Martigues ça ferait longtemps qu’on serait en L2. Le premier jour que je suis arrivé à Valenciennes, au premier entraînement il y avait 2000 personnes dans la tribune, j’étais fou.

Super cool ce mec !
Merci Shaka pour cet interview.
Eric, t’es le meilleur !