Kombouaré aux commandes…
Découverte du nouveau tacticien valenciennois adepte d’un football porté vers l’attaque.
Après de longues semaines de rumeur faisant état de sa venue en remplacement de Daniel Leclercq, Antoine Kombouaré a officiellement été nommé à la tête de l’équipe championne de National par Francis Decourrière lors du match de la montée en Ligue 2 contre Ajaccio. L’ancien entraîneur de Racing Club de Strasbourg s’est engagé pour les quatre prochaines saisons.
Le nom d’Antoine Kombouaré est, dans de nombreuses mémoires, encore associé au Paris Saint-Germain. En effet, c’est au PSG que le néo-calédonien atteint l’apogée de sa carrière de joueur et se forge un palmarès qui ferait pâlir d’envie bon nombre de joueurs: vice champion de France en 1993, champion de France en 1994, trois fois demi finalistes en Coupe d’Europe, double vainqueur de la coupe de France en 1993 et 1995 et vainqueur de la coupe de la Ligue en 1995. Rien que ça! Les Le Guen, Fournier, Valdo, Ricardo, Weah, Rai, Ginola, Lama, Roche et Kombouaré font vibrer la France notamment aux travers leurs formidables épopées européennes. C’est d’ailleurs grâce à un match de Coupe d’Europe qu’Antoine Kombouaré entre définitivement dans la légende du club
parisien, un certain soir de mars 1993. Les joueurs d’Arthur Jorge affrontent en quart de finale retour de la Coupe de l’UEFA, le Real Madrid des Butragueno, Luis Enrique, Hierro et Zamorano. Défait 3-1 en Espagne, Paris s’il veut se qualifier doit attaquer sans relâche. A quelques minutes de la fin, Paris réussit à renverser la situation. L’équipe française a sa qualification en poche mais, dans les arrêts de jeu, le Real marque un but qui lui permet de disputer les prolongations. Coup de froid sur le Parc des Princes. Sur la remise en jeu, Paris obtient un bon coup franc sur lequel surgit Kombouaré. Le défenseur parisien place une tête imparable qui propulse le PSG au paradis au terme d’une partie qui aura duré près de 100 minutes ! Le parc exulte. L’ancien nantais explique son but qui lui vaudra le surnom de «casque d’or» en déclarant simplement: « Dieu est calédonien ! ». De cette période, Antoine garde aujourd’hui, outre des partenaires de golf, de très bons amis et reste très populaire dans le coeur des supporters parisiens comme en témoigne la banderole dressée lors de son premier retour au Parc sur le banc avec le RCS en décembre 2003. Sur cette banderole était écrit «Casque d’or à jamais dans la légende».
De Nantes à Aberdeen en passant par Paris
Avant son «quinquennat» parisien, Antoine Kombouaré fait ses débuts en métropole au FCNA. Alors âgé de 20 ans, le natif de Nouméa intègre les rangs prestigieux de l’école nantaise au sein de laquelle est prôné un football collectif et offensif. A Nantes, le jeune footballeur évolue sous les ordres de Jean-Claude Suaudeau au côté de joueurs d’avenir, Didier Deschamps et Marcel Desailly et des joueurs de renom tels que Vahid Halilhodzic ou un argentin devenu funestement célèbre à Valenciennes, Jorge Burruchaga. Au FCNA, Kombouaré obtient deux titres de vice-champion de France en 1986 et 1987. Après deux années supplémentaires mouvementées sur les bords de l’Atlantique, le nantais pose ses valises en méditerranée, à Toulon, où il ne reste qu’un an avant de s’envoler pour la capitale. Après les années magiques à Paris, l’ancien pensionnaire de la Jonelière part à la découverte de l’étranger. Il rejoint tout d’abord le FC Sion où il remporte la Coupe de Suisse. Après cette expérience helvétique dans le Valais, Kombouaré met le cap au Nord à Aberdeen, en Ecosse. Durant ces deux années écossaises, il découvre la ferveur du public local. La carrière de «casque d’or» prend fin après une ultime saison au Racing Club de France. Une belle carrière pour ce défenseur qui n’a laissé que d’excellents souvenirs partout où il est passé. Si Kombouaré raccroche les crampons, il ne tourne pas définitivement la page football. Ainsi, en 1999, il se voit confier par le PSG la responsabilité de l’équipe réserve (CFA). Ce passage derrière la barrière est pour notre homme une évolution logique: «En arrivant assez jeune de Nouvelle-Calédonie, j’ai regardé, appris le métier de footballeur. A 26 ans, quand j’ai signé au Paris-SG, j’ai commencé à passer mes diplômes d’entraîneur.»
De belles références
Influencé par les Suaudeau, Blazevic ou Arthur Jorge, Antoine parvient rapidement à apposer sa marque de fabrique. Son travail est unanimement reconnu; il tire le meilleur de jeunes pousses parisiens parmi lesquels figurent Sébastien Vaugeois et Lorik Cana qui se souvient de cette période: «Antoine a été extraordinaire avec moi. Ma situation faisait peur au PSG (NDLR problèmes administratifs). Pendant des semaines, j’ai été en situation irrégulière. Heureusement, Antoine s’est démené comme un fou pour moi. Je lui dois énormément. Au PSG aussi, tous les clubs n’auraient pas agi avec la même humanité.” Au terme de la saison 2002-2003, le coach de la réserve parisienne voit son travail récompensé par un titre de champion de CFA. Les louanges adressées au jeune technicien retentissent jusqu’aux oreilles des dirigeants alsaciens de Strasbourg alors en quête d’un nouveau coach. Comme avec l’équipe B du PSG, Kombouaré impose son jeu basé sur l’offensive et Strasbourg réalise un excellent début de championnat. Au sortir de l’hiver, déjà handicapé par de nombreuses blessures donc celle de Corentin Martins, le Racing perd deux pièces maîtresses, Ljuboja parti au PSG durant le mercato et Mamadou Niang sélectionné pour la CAN. Le reste du championnat est plus délicat à gérer. Le RCS de Kombouaré termine à la 13e place mais a convaincu par son jeu offensif. La deuxième saison en Alsace tourne très vite au cauchemar, le Racing subit de lourdes défaites et se retrouve dans les profondeurs du classement. Le 4 octobre, la coupe est pleine pour les dirigeants strasbourgeois qui décident de mettre fin prématurément au fonction de l’ancien parisien. Pour Antoine, cette première expérience en Ligue 1 est loin d’être négative «Je ne parle jamais d’échec. Je tire toujours du positif de mes différentes expériences. Je m’en sers ensuite pour rebondir.» Reste justement à faire fructifier cette expérience… Profitant de cette période d’éloignement forcée du banc de touche, Antoine Kombouaré décide de participer aux sessions du Diplôme d’Entraîneur Professionnel de Football (DEPF) afin de compléter une formation d’entraîneur débutée alors qu’il était encore joueur. La fin de saison approche et au PSG, l’équipe dirigeante est à la recherche de celui qui
pourrait prendre en main les destinées du club. Si le nom de Paul Le Guen revient avec insistance, celui d’Antoine Kombouaré est sérieusement évoqué mais aucun des deux ne viendra, le nouveau président décidant de maintenir Laurent Fournier. Finalement, à 42 ans, le néo-calédonien donne son accord pour quatre saisons au VAFC fraîchement promu en ligue 2.
Guignedoux-Kombouaré, le tandem reconstitué
Antoine Kombouaré ne vient pas seul à Nungesser. En effet, dans ses valises, Antoine Kombouaré n’arrive pas seul à VA. En plus de Raphaël Fèvre (préparateur physique) et Eric Martin (superviseur des adversaires), l’ex-entraîneur de Strasbourg est rejoint par Bernard Guignedoux, son ancien adjoint sur le banc strasbourgeois et qui, depuis octobre 2004, occupait le poste d’observateur des adversaires du R.C.S. Ancien milieu de terrain, Bernard Guignedoux a effectué la majeure partie de sa carrière en région parisienne, il compte également plusieurs sélections en équipe de France universitaire, espoirs et amateurs. Il débute sa carrière à Andrésy en 1956. Ensuite il rejoint Levallois, le Racing Club de Paris, le club de Saint Germain en Laye puis le PSG. Lors de sa première saison au sein du club fondé par Daniel Hechter, Guignedoux obtient le titre de meilleur joueur amateur français. Après deux saisons au Parc, il pose ses valises chez le voisin du Paris FC où au terme de 6 saisons, entrecoupées par un séjour à l’AS Monaco, il raccroche ses crampons. Le PSG le recrute et lui propose de s’occuper des jeunes, une mission qui durera 22 ans. En 99, il
côtoie un certain Antoine Kombouaré. Les deux hommes s’apprécient et tentent ensemble l’aventure de Strasbourg. Séparés à la suite du changement d’entraîneur à la tête de Strasbourg en octobre dernier, les deux hommes seront à nouveau réunis sur le banc à Valenciennes. Sur les bords de l’Escaut, Antoine Kombouaré aura la lourde tâche de succéder à Daniel Leclercq dans les coeurs des fidèles de Nungesser sans oublierle maintien del’équipe en Ligue 2…

Je dis bienvenue au nouvel entraîneur du VAFC, puisse-t-til nous faire vibrer autant que nous avons pu le faire cette saison. Qu’il nous apporte la stabilité d’un club professionnel et qu’il nous maintienne en L2 (et plus si affinités).
Amis supporters à nous de montrer que nous sommes le meilleur public de France, une nouvelle aventure débute…