Interview Francis Gillot

Souvenirs, souvenirs…il est loin le temps où le gamin de Maubeuge faisait son apprentissage avec le ballon rond, lorsque Francis GILLOT était «l’espoir du foot français». Que de chemin parcouru pour ce ch’ti pur et dur, de ses débuts à Valenciennes jusqu’au banc de touche lensois. Entretien avec le coach sang et or.


Portrait:

Différents clubs: US Valenciennes Anzin, RC Lens, RC Strasbourg

Meilleur souvenir: Mon premier match chez les pros avec VA, contre Nancy en 1978 et mes matchs de Coupe d’Europe avec le RC Lens

Plus mauvais souvenir: La descente avec l’USVA

Joueur français: Thierry Henry

Joueur étranger: Samuel Eto’o

Film: Dîner de cons, Forrest Gump

Acteurs: Il y en a beaucoup, chacun dans leur genre.

Musique: De tout

Loisirs: Le tennis et le golf.

Tu aimes: Gagner, le lapin (en nourriture), le golf, le sport en général, ceux qui mettent de la bonne volonté et les gens du Nord.

Tu n’aimes pas: Perdre, le céleri, les cons, les jaloux et les frustrés!

Bonjour Francis, peux tu nous parler de ton arrivée à Valenciennes?

C’était en 1973, après avoir terminé 2ème à Paris au concours du plus jeune footballeur. J’étais pensionnaire au collège Notre Dame de la 3ème à la terminale avec un régime de faveur pour m’entraîner 3 fois par semaine, le soir.

Raconte nous ce qui s’est passé le 17 Juin 1973, en lever de rideau de la Finale de la Coupe de France?

J’ai été présenté à la mi temps du match Lyon-Nantes au public du Parc des Princes en tant que lauréat du concours du plus jeune footballeur.

As tu des souvenirs de ton premier match en première division ?

Oui bien sûr, c’était contre Nancy en 1978 en championnat. On avait gagné 1-0.

J’avais eu la meilleure note dans le journal «But», 8/10. C’est un super souvenir.

L’USVA des années 80, c’était un «petit budget» capable de battre les meilleurs?

Oui, avec une équipe de «copains» et beaucoup de jeunes on avait réussi à faire quelques bons résultats et à se placer à des places honorables.

Le journal l’Equipe titrait «VA, bourreau des verts» après une victoire à Saint-Etienne. Il y a eu aussi des victoires sur les grands de l’époque comme Nantes, Monaco etc…qu’est ce qui faisait la force de Valenciennes à cette époque?

La solidarité! En y ajoutant le talent de certains joueurs à des postes clés. Vraiment il y avait une très bonne ambiance.

Parle nous d’Erwin Wilczek, ton coach de l’époque?

Un grand Monsieur, d’abord en tant que joueur puis en tant qu’entraîneur. C’est lui qui m’a donné le premier la chance de jouer en professionnel malgré la présence de son compatriote Wrazy au même poste que le mien. Je l’en remercie encore.

1982, les barrages face à Mulhouse et la descente en 2ème division…

C’est un très mauvais souvenir assurément…certainement le plus mauvais de ma carrière.

Suivi du dépôt de bilan…

Eh oui…le club a été obligé de vendre quelques joueurs dont je faisais partie. C’est pour cela que j’ai pris la direction de Lens en 1983.

1982, c’est aussi un ¼ de finale de coupe de France face à Bastia?

Oui avec une victoire au match aller 1-0, je marque sur coup franc. Je m’en souviens encore.

C’est encore un très bon souvenir!

Avec quels joueurs as tu le plus appris à défendre?

Chevalier, Pesin, Kourichi, Tihy, Duez etc…

Je me souviens qu’on défendait de façon empirique mais avec tout notre cœur!!!

J’ai appris par la suite, en passant mes diplômes d’entraîneur comment mieux défendre avec quelques astuces et moins d’efforts.

Puis le départ, après une saison en 2ème division où on finit 3ème. Pourquoi le RC Lens?

Parce qu’à l’époque déjà c’était un grand club qui me permettait de faire la Coupe d’Europe immédiatement.

En plus je restais dans la région où ma femme venait d’accoucher le 9 Novembre 1982 de mon fils Anthony.

Te voilà aujourd’hui l’entraîneur de cette équipe lensoise, quels sont vos objectifs?

Tout d’abord faire le mieux possible et surtout le plus longtemps possible. Ensuite, il faut que je tire le maximum du potentiel de mes joueurs…

Après une victoire 7-0 face à Auxerre, une qualification en Coupe UEFA, et un bon début en championnat, tout va bien?

C’est encourageant mais on est qu’au mois de Septembre, il reste 9 mois de compétition à être performant et régulier.

La saison s’annonce difficile avec beaucoup de matchs rapprochés.Pour finir Francis, as tu toujours suivi l’actualité valenciennoise?

Oui bien sûr. Même si j’ai quitté le Nord-Pas de Calais pendant 11 ans, j’ai toujours été au courant de l’actualité concernant les clubs valenciennois et lensois. Ma famille est toujours installée dans le Nord.

Et si tu devais adresser un mot aux valenciennois?

Les supporters méritent une bonne équipe parce qu’ils sont enthousiastes et connaisseurs à la fois.

Je leur souhaite beaucoup de bonnes choses pour cette année et pour les saisons à venir.

Pierre Dorignyalias Delpiero

27 Sep 2005
Auteur : admin
Publié dans Légende

4 réponses

Baggio chante:

Merci pour cette tres belle interview …….. mais peux tu mettre la composition de l’équipe 1980- 1981. je pense reconaitre uniquement  trois joueurs!!!!

DelPiero chante:

L’équipe de 81 sur la photo est:
debout: Bas, Zaremba, Chevalier, Pesin, Gillot, Lefebvre, Kourichi.
Assis: Rabier, Vésir, Tihy, Maillard, Bernardet, Zlataric

minbit chante:

Bravo pour ce reportage. GILLOT, humble et professionnel du foot, ressemble en certains point à Monsieur DANIEL…

Franck59No Gravatar chante:

Merci !

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