Interview Philippe Périlleux

Comme Thierry Laurey récemment sur vaenl1, Philippe PERILLEUX est un pur produit du centre de formation valenciennois ayant fait les belles heures de Montpellier. Originaire de l’Aisne où il s’est fait repérer dans les années 80, il fera une carrière au plus haut niveau en tant que milieu de terrain. Entretien avec un joueur exemplaire à la mentalité irréprochable.


Portrait:

Différents clubs: Valenciennes de 1981 à 1984, Lille de 1984 à 1991, Montpellier de 1991 à 1995, Lille de 1995 à 1996 puis Dunkerque de 1996 à 1997. (Photo période Lilloise)

Meilleur souvenir: Mon premier contrat pro signé à Valenciennes en 1983

Plus mauvais souvenir: Finale perdue en Coupe de France contre Auxerre 3-0. C’était en 1994

Joueur français: Patrick Vieira

Joueur étranger: Marco Van Basten

Film: Dîner de cons

Acteurs: Morgan Freeman.

Musique: Corneille, Coldplay, Lavilliers.

Loisirs: La pêche, le VTT et le tennis

Tu aimes: Ma famille, le soleil, la mentalité du Nord, mes amis, la fidélité et la franchise

Tu n’aimes pas: l’hypocrisie

Bonjour Philippe, Comment es tu arrivé à Valenciennes?

Je suis arrivé au centre de formation de l’USVA en 1981 suite à un match amical opposant la réserve de VA à une sélection régionale de l’Aisne. J’avais été repéré par Mr Dorigny qui avait organisé cette rencontre à Guise. A l’issue du match, Mr Démont m’a proposé d’intégrer le club en tant que scolaire.

Comment se sont déroulés tes différentes saisons valenciennoises?

La première fut difficile dans la mesure où je devais allier le sportif avec la scolarité, mais le foot devenait ma priorité!

La seconde année j’ai signé mon contrat stagiaire avec quelques participations en 2ème division. J’ai signé mon contrat pro dès ma troisième année.

Quels souvenirs gardes tu du Centre de Formation , de tes entraîneurs ?

Je ne garde que de bons souvenirs car toutes les conditions étaient réunies pour notre épanouissement et notre progression. Je tiens d’ailleurs à remercier Mr et Mme Démont pour leur dévouement et leur gentillesse. L’ambiance était familiale.

Sur le plan sportif, Mr Démont m’a appris l’amour du jeu, du devoir, et surtout celui du club.

Mr Démenez m’a inculqué le respect et le travail.

Et de tes débuts avec les pros?

Je suis passé pro en 1983. Ma saison fut très remplie car je jouais pratiquement tous les matchs. J’ai profité de l’expérience des «anciens». L’ambiance était extraordinaire tant sur le terrain qu’en dehors.

En 1984, tu quittes VA pour le LOSC, où tu vas y jouer 7 saisons…

Après une saison pleine d’enseignements, deux clubs se sont manifestés: Lens et Lille. J’ai choisi Lille qui me proposait 4 ans de contrat et surtout le LOSC évoluait en 1ère division. J’ai continué mon apprentissage avec des moments difficiles mais je me suis toujours donné à fond et ma volonté de progresser m’a permis de devenir titulaire et de resigner pour 3 années supplémentaires.

Et en 1991, tu quittes la région, direction Montpellier.

Après une saison 89-90 au plus haut sommet de ma performance et une bonne saison 90-91, plusieurs clubs se sont intéressés à moi dont Montpellier. Ce club m’a tenté par rapport au président Nicollin mais aussi sur le côté «familial». Etant nordiste, j’ai voulu tenté le Sud avec une mentalité différente et au meilleur climat. J’y ai joué 4 ans.

Parle nous de Louis Nicollin, Président emblématique de Montpellier?

Monsieur Nicollin est avant tout un homme qui aime son club. Sans lui, je ne pense pas que le club aurait survécu. C’est quelqu’un que l’on respecte. Il est vrai, il dit ce qu’il pense et Mr Nicollin est reconnaissant. C’est grâce à lui que j’ai pu intégrer le club et préparer ma reconversion sérieusement. Je l’en remercie.

Et quelle est ta fonction au sein du club?

Je suis entré dans le club de Montpellier en tant qu’éducateur de jeunes en 1998. Actuellement, je suis responsable des 14 ans Fédéraux. Tu as connu diverses sélections (militaires, espoirs et même France «B») mais jamais avec les «A»…des regrets?

Etre sélectionné en espoir, Militaires et en France «B» est un aboutissement, une juste récompense des efforts.

Pour être en France «A» il me manquait peut-être peu de chose. La chance ou le fait de jouer dans un club plus huppé à l’époque…

Si tu avais un bilan à faire sur ta carrière?

Je pense avoir effectué une carrière honnête avec 12 saisons en 1ère Division, et 2 en 2ème.J’ai joué environ 350 matchs en 1ère Division. Mon bilan ne peut être que positif car avec mes qualités, je suis arrivé à me faire respecter. Je n’ai jamais triché avec les clubs auxquels j’appartenais. Je me suis toujours investi totalement avec mes qualités et mes défauts.

Es tu souvent revenu à Nungesser?

Lorsque je jouais à Lille et dès que je le pouvais je retournais à Valenciennes voir les amis. J’allais voir les matchs de VA avec notamment Jean-Pierre Papin à l’époque.

Aujourd’hui VA est de retour dans le monde pro…ton sentiment?

Je suis très content que VA soit en Ligue 2, pour cette région et pour tous les supporters. Le club grandit et je lui souhaite de progresser à nouveau dans tous les domaines.

Et si tu devais adresser un mot aux supporters valenciennois?

Les supporters valenciennois méritent que leur équipe évolue au plus haut niveau. J’ai toujours eu de bons rapports avec les supporters de VA car ils sont francs et sincères. Continuez de soutenir votre équipe avec autant de ferveur et d’amour.

Pierre Dorigny alias Delpiero

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10 Oct 2005
Auteur : admin
Publié dans Légende

4 réponses

george chante:

Encore un super article! Et ALLEZ VA!!!!!

reno chante:

oui super article
merci beaucoup

Franck59No Gravatar chante:

Merci Delpiero !

Anonymous chante:

bel article !

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