Olivier Bogaczyk
De retour sur les pelouses de L2, Olivier Bogaczyk, le symbole de la mentalité nordiste connaît la force du VAFC: «Que se soit avec les gens qui sont sur le terrain, blessés, en CFA2 ou sur le banc, il y a une très grosse solidarité.»
Vaenl1: Peux tu nous rappeler pourquoi tu as été éloigné des terrains?
O.B: Suite à la deuxième opération au genou gauche la saison dernière, j’avais un peu bâclé ma rééducation surtout au niveau musculaire. Je l’ai payé la en début de saison, c’est simplement un problème musculaire, il fallait que je remuscle ma jambe gauche au niveau du quadri. Là , tout va bien je n’ai plus aucune douleur, le genou ne gonfle pas, pour moi c’est vraiment bien de pouvoir enfin travailler sereinement.
Vaenl1: Donc comme beaucoup l’ont dit à tord, ce n’est pas le genou qui est touché?
O.B: C’est plus un problème musculaire, à l’IRM on voyait bien que le genou était en parfait état. Le souci était qu’il fallait que je récupère de la masse musculaire, d’ailleurs je dois remercier le personnel de la «rouge ville» qui m’a accueilli pendant trois semaine et le staff qui a fait du bon boulot.
Vaenl1: Tu as connu deux montées avec Brest et VA, est ce qu’elles ont eu des saveurs différentes?
O.B: Je pense que, quand on est joueur, on savoure de la même façon les montées qu’on effectue avec les différents clubs. Brest, c’est un club qui a énormément d’importance dans mon cœur, c’est le club qui m’a accueilli quand j’étais au fond du gouffre au niveau football. Je dois beaucoup au Stade Brestois 29 et à son président Michel Jestin. La montée ici a une autre saveur car tout simplement je suis originaire de la région, émotionnellement c’est toujours très fort, je ne pense pas que l’on puisse comparer les deux montées. Je peux juste dire que c’est quelque chose d’extraordinaire et je souhaite à n’importe quel joueur de vivre deux montées d’affilée. On dit toujours jamais deux sans trois.
Vaenl1: Est-ce que cela t’a embêté de ne pas jouer le match contre Brest à Nungesser?
O.B: Oui c’est un peut triste de ne pas jouer contre son ancien club, mais c’est un match comme un autre. Je serai très triste de ne pas aller à Francis le Blé, je sais que je suis apprécié là bas et j’ai hâte de revoir pas mal de personnes. Surtout évoluer sur la pelouse de Francis Le Blé, cela me ferait plaisir.
Vaenl1: En tout cas, tu as fait un grand retour contre Laval, comment l’as-tu ressenti?
O.B: Ca me fait énormément plaisir, je ne pensais pas du tout être titulaire. Je ne me prends pas la tête, j’essaie de progresser, d’écouter attentivement le discours du coach, pour correspondre à ce qu’il recherche en tant qu’attaquant. Je vais continuer à prendre du plaisir et puis aborder les matchs toujours de la même façon, c’est-à -dire les uns après les autres. Encore une fois je ne me prends pas la tête, que je sois titulaire ou remplaçant, ça me fait énormément plaisir de faire partie de ce groupe et de porter les couleurs de valenciennes. De plus pour la confiance, le premier but pour un attaquant, c’est très important.
Vaenl1: Il y a une place à prendre en attaque, est ce que tu penses pouvoir garder cette place de titulaire?
O.B: Je ne sais pas, on est quatre attaquants très solidaires, avec Dudu, Steve et Tidiane, on a pas l’impression que l’on est en concurrence même si il y en a une. Maintenant le but du jeu c’est d’essayer de faire le plus de matchs possibles, donc ça passe par la rigueur, le travail et être régulier pendant les matchs. Après c’est le coach qui fait ses choix et on n’a pas à discuter. J’essaie de donner le maximum, après le bilan, on le fera plus tard.
Vaenl1: Après les 3 points obtenus brillamment à Guingamp, est ce que tu penses qu’une place dans le trio de tête est accessible?
O.B: Le coach nous dit toujours qu’il faut repousser nos limites, voir plus haut et de toujours être ambitieux. Donc je pense qu’il faut l’être, mais il faut aussi être raisonnable, on sait d’où l’on vient, du national, on doit apprendre dans ce championnat de ligue 2. Maintenant tout ce qui est pris n’est plus à prendre et tout ce qu’on pourra prendre, on va le prendre. C’est à nous de nous comporter en gagneur, en voulant toujours aller plus loin et aller chercher des résultats à l’extérieur. On sait aussi qu’on a un calendrier costaud qui arrive, cela nous permettra de nous jauger et de voir ce qu’on vaut réellement.
Vaenl1 Comment expliques tu que VA est si fort en ce moment?
O.B: Je pense qu’on a une grosse solidarité dans le groupe. On a un groupe restreint mais qui est extrêmement solidaire, que se soit avec les gens qui sont sur le terrain, blessés, en CFA2 ou sur le banc, il y a une très grosse solidarité.
Vaenl1: De l’extérieur on a l’impression que le niveau de la ligue 2 n’est pas si éloigné du National, est ce que vous ne vous dites pas qu’il y a un coup à jouer?
O.B: Oui peut être, on dit toujours qu’il n’y a pas un écart énorme entre le national et la ligue 2 mais je pense qu’il y en a un. Dès qu’on fait une erreur on la paye cash, c’est ça la différence tout comme il y a une différence entre la ligue 2 et la ligue 1. Peut être qu’en tant que spectateur on ne la voit pas mais sur le terrain elle est là .
Vaenl1: On vient de tirer Arras en Coupe de France est ce que vous allez la jouer à fond cette coupe?
O.B: Il faut jouer tous les matchs à fond, la coupe de France c’est une superbe aventure. On l’a vu avec Nîmes l’année dernière même si ils ne l’ont pas gagnée. Il faut prendre cette compétition au sérieux et respecter son adversaire. Là on va rencontrer Arras, une CFA2, ce ne sera pas facile, donc quand on est compétiteur on se doit de jouer les matchs à fond.
Vaenl1: En quelle proportion le public de Nungesser intervient dans les résultats de l’équipe?
O.B: A domicile ou même à l’extérieur, quand on voit le nombre de personnes qui se déplacent, c’est quand même assez extraordinaire. En pourcentage on ne peut pas dire, mais c’est vraiment le douzième homme et c’est superbe d’avoir cela en ligue 2
Merci Olivier d’avoir bien voulu répondre à nos questions.
merci shaka génial cette interview.
Allez Olivier on croit en toi