Orlando Silvestri
Toujours gêné par un genou récalcitrant, Orlando Silvestricompte bien retrouver la pelouse de Nungesser : “J’ai vraiment hâte de refouler les terrains, de revoir le public m’encourager.”
Souvenirs…..
Lorsque tu jouais à Armentières, pensais-tu un jour jouer en Ligue1 ?
O.S : Quand on est joueur de football, on y pense toujours. A l’époque je jouais en CFA, mais je savais que j’avais du chemin pour y parvenir.Lorsque tu arrives à Valenciennes en 2003, quelles sont tes motivations ?O.S : Je sortais de trois années de galère avec Cannes, je suis venu m’entraîner deux mois avec l’effectif de l’époque, tous les jours je me donnais à fond pour prouver ma valeur. Je voulais signer à Valenciennes, car je savais que ce club était chaleureux.
Depuis ton arrivée au VAFC, beaucoup de choses ont changé. Comment as-tu vécu l’évolution du club ?O.S : Quand je suis arrivé, le club était une association, alors que maintenant le club est structuré et il est devenu professionnel.
Nous venons de connaître deux montées successives, et cela a été réalisé car tout le monde à travailler pour la réussite du club, que ce soit, les supporters, les staffs, les dirigeants. Et maintenant le club en L1, c’est aussi un plus pour la région.Tu as connu 3 entraîneurs à Valenciennes, Olle Nicole, Leclercq et Kombouaré. Lequel t’as le plus marqué ?O.S : Tous les trois m’ont fait progressé. Ils ont tous apporté une pierre à l’édifice pour faire grandir le club. Les gens présents aujourd’hui continuent à le faire grandir.
Comment s’est passée ta reconversion d’ailier gauche au poste de latéral gauche ?
O.S : Le coach Leclercq me trouvait plus intéressant à ce poste. J’ai relevé le défi, j’ai été attentif à tous les conseils qu’on pouvait me donner. C’est vrai que ce n’était pas évident mais avec de la motivation et de l’envie, on y arrive toujours.Il y a 4 ans, le VAFC affrontait Monaco dans un Nungesser bouillonnant. Ce jour là tu penses avoir marqué le but de la qualification. Comment as tu vécu ce moment là ?O.S : Je me souviens avoir reçu la balle à l’entrée de surface, et m’être pas posé de questions, j’ai tiré, elle est partie au fond des filets. Avec du recul, on peut dire que c’était un avant goût de ce qui nous attendait en L1 : match chaud, avec un adversaire redoutable, et un public survolté.Quel est ton meilleur souvenir à Valenciennes ?O.S : C’est dur de retirer un moment fort depuis que je suis ici. Nous venons de vivre deux ans de moments forts. Toutefois, le match de Sedan a été un moment très fort avec un tel engouement sur le terrain mais aussi dans les tribunes. Mais il est vrai que depuis que je suis à Valenciennes, j’ai connu beaucoup de moments forts.
Aujourd’hui…
La L1, c’était un but, un rêve ou une chose normale ?O.S : Pour moi la L1, c’est les trois à la fois. Un rêve, car quand on est joueur de football, on aspire à connaître la ligue 1. Un but, car sur le terrain, je me défonce pour gagner et connaître le haut niveau. Normal, car je pense qu’à force de travail on est toujours récompensé.En L1, quelles différences constates tu avec les divisions inférieures ?
O.S : La L1, c’est plus fort à tous les niveaux. La moindre erreur est fatale.
Nous en défense, tous les samedi, on joue contre des joueurs d’expériences, des véritables buteurs et nous devons être attentif à tous les instants.
Malheureusement tu n’as pas encore pu jouer beaucoup cette année. Mais quel joueur ou quelle équipe t’as le plus impressionné ?O.S : Sans hésitation Pauleta, ce joueur a une forte présence. Il a un fort pouvoir dans son équipe, c’est le capitaine, il mène l’équipe vers l’avant. Il est simple et c’est un gagneur.Peux-tu nous rappeler comment est apparu ta blessure au genou ?
O.S : Sans hésitation Pauleta, ce joueur a une forte présence. Il a un fort pouvoir dans son équipe, c’est le capitaine, il mène l’équipe vers l’avant. Il est simple et c’est un gagneur.O.S : Ce n’est pas une blessure, mais un gonflement du genou avec des épanchements. Ces douleurs m’interdisent les flexions mais aussi les extensions. Avec un commun accord avec le staff, on m’a mis au repos pour pouvoir soigner mon genou. Je suis donc arrêté depuis dix semaines.
Psychologiquement comment vis tu cette indisponibilité à rallonge ?O.S : La compétition me manque énormément. J’ai vraiment hâte de refouler les terrains, de revoir le public m’encourager. L’ambiance et le ballon me manquent terriblement.Quand estimes-tu pouvoir revenir sur les terrains ?O.S : Je n’ai pas de dates. Je ne sais vraiment pas, je travaille très dur, mais j’ai encore des hauts et des bas. Je lâcherai rien, je ne veux pas avoir de regrets. J’ai vraiment espoir de revenir.Comme toi Yacine BEZZAZ a été recadré au poste d’arrière gauche, et comme toi ça marche plutôt bien qu’en penses-tu ?O.S : C’est très bien, il répond présent. Il rend sur le terrain la confiance que lui apporte le coach.Orlando, aujourd’hui, tu incarnes pour la majorité des supporters les valeurs du VAFC ( courage, abnégation, etc.…en es-tu fier ?O.S : J’en suis extrêmement fier. Je communie avec le public quand je joue. Je suis un gars du Nord malgré mes origines italiennes. Voilà 5 saisons que je suis à Valenciennes, et ce club m’a beaucoup donné, sans Valenciennes j’aurais sûrement arrêter e football, et c’est pour cela que je me suis défoncer et que je vais encore me défoncer pour ce club et le public. Aujourd’hui je me lève pour ça. C’est un grand honneur pour moi de porter les couleurs du VAFC et je suis très fier qu’on parle des valeurs de Valenciennes dans toute la France.Tu as 34 ans, comment vois-tu l’après football ? as tu un plan de reconversion au VAFC ?O.S : J’aimerai continuer à travailler à Valenciennes de l’autre côté de la barrière. C’est vraiment mon souhait le plus cher. Le coach et le président le savent. C’est pour ça que je me donne à fond, j’ai vraiment envie de rendre à ce club tout ce qu’il m’a donné et pour le plus longtemps possible.Vas-tu de temps en temps sur Vaen L1 ?O.S : J’y vais très rarement.Que veux tu dire aux pseudos supporters qui pensent que tu es cuit ?O.S : Je les emmerde tout simplement. C’est petit, j’aime bien qu’on dit les choses en face. Il faut avoir des couilles…Sujets d’actualité….
Le ballon d’or vient d’être remis à Cannavaro. Qu’en penses tu ?O.S : Personnellement, j’aurai voté pour Buffon, il a fait une bonne saison et c’était l’occasion de le donner à un gardien. Après si le ballon d’or est donné juste après la coupe du monde, c’est plus ou moins normal, car il a fait une bonne coupe du monde. Toutefois, en ce moment, il a du mal avec le Real, il a eu des affaires en Italie (matchs truqués, transfusions sanguines…)
Que penses tu des affaires au PSG ?O.S : Je m’en fou complètement, je ne joue pas au PSG.
Ségolène ROYAL présidente ?O.S : Moue, c’est bien, ça peut peut-être changer les choses. Je lui souhaite bon courage.Merci Orlando d’avoir répondu à nos questions.