Qu’est-ce qu’une grande équipe?
Les supporters de VA sont vraiment gâtés ces derniers temps. Troisième confrontation avec nos “amis” marseillais en moins d’un an. Qui l’eut cru? Pas moi en tous les cas.
L’engouement suscité par le club olympien trouve son explication dans l’assurance par ses plus fervents supporters que celui-ci est un “grand club”. Le but de ce billet est donc de savoir si cette assurance est justifiée. Je propose d’apporter les réponses du terrain à cette question.
Sur le plan du jeu, une grande équipe est capable d’apporter sa marque partout où elle se déplace.
Hier, l’équipe marseillaise n’a fait qu’exister durant 15 minutes en seconde période grâce au remuant Valbuena. L’absence de Nasri ne peut à elle seule expliquer un tel déficit collectif. Les valenciennois ont, quant à eux, montré de belles choses en première mi-temps et su se montrer réalistes dans les moments critique.
Pour ce qui est des vertus morales, une grande équipe, lorsqu’elle prend l’avantage, est capable de garder son calme pour le conserver jusqu’au bout.
4 minutes après avoir pris l’avantage, les Olympiens se sont faits rejoindre, puis même dépassé par une équipe de VA qui n’a jamais renoncé.
Au sein de son effectif, une grande équipe compte parmi ses rangs de grands joueurs.
La feuille de match olympienne a de quoi faire pâlir de jalousie de nombreux clubs de ligue 1. La prestation sur le terrain de certains grands noms (Cissé, Zenden, Givet, Rodriguez pour ne citer qu’eux) laisse à penser que nous n’avons vu que des imitations de ces grands joueurs annoncés. En revanche, nos “bons petits” joueurs ont livré une prestation d’ensemble pour le moins bluffante à l’image de la frappe somptueuse, mélange de Koeman et Juninho, de notre Savigoal (on a commandé la statue Steve, elle devrait arriver bientôt)
Une grande équipe sait aussi se montrer fair play dans la défaite.
N’est-ce pas Monsieur Albert Emon? Alors là il faudrait m’aider à choisir quelles sont les deux uniques occasions de VA parmi : la tête de Ouaddou repoussée sur la ligne, la tête de Savidan devant un Carasso, bel et bien battu, qui frôle le poteau, la tête de WonderSteve pour le premier but, le duel entre Carasso et Pujol, l’ineffable frappe de “notre meilleur joueur” pour le second but ou encore la dernière frappe de Belmadi …(Source : OMTV)
L’encadrement dune grande équipe ne se repose pas sur ses lauriers et sait se remettre en question pour aller chercher de nouveaux titres.
Quoiqu’il arrive, Monsieur Emon, l’OM sera dans les trois premiers à la fin du championnat… Alors au boulot parce que, depuis maintenant 14 ans et déjà 38 trophées nationaux distribués, les initiales de l’OM ne peuvent se lire nulle part. (Source : Jour de Foot, Canal+)
Niveau palmarès, les nostalgiques du début des années 1990 se consoleront avec la coupe aux grandes oreilles glânée en 1993.
Tout comme les supporters du Steaua Bucarest et de l’Etoile Rouge de Belgrade. Et oui Messieurs les Olympiens ; Marseille, en Europe, ne fait pas beaucoup plus peur que ces deux autres “grands clubs” au palmarès similaire au votre.
Conclusion, dire que le Marseille du début des années 1990 était une grande équipe n’est pas faux. En revanche, être persuadé que ce statut dure toujours me semble être une attitude optimiste voire même romantique. N’en déplaise aux supporters olympiens (et même parisiens), il n’y a de petites équipes que celles qui partent la fleur au fusil persuadées que rien ne peut leur arriver et, qui, dès qu’elles tombent sur un os entrent en crise pour des détails.
La vrai vertu d’une grande équipe est de savoir qu’un match n’est jamais gagné d’avance, que c’est le terrain qui décide et qui, du coup, mettent les qualités qu’il faut sur celui-ci pour obtenir la victoire. Hier, c’était VA.
chapeau pour ton analyse je suis d’accord à 100 pourcent avec toi.
allez va petite équipe soit disant mais avec de la humilité et un coeur gros comme ça