Kombouaré face à ses choix
A la veille d’un match capital en vue du maintien face à Sochaux, on peut se poser diverses questions sur les choix tactiques de notre entraineur. Antoine Kombouaré a en effet, depuis son arrivée à la tête de l’équipe première, pris des décisions que l’on est en droit de discuter. La première partie de la saison lui a donné raison. Le VAFC produit du jeu et même du très bon jeu. Les joueurs prennent des risquent offensifs et bénéficient de l’apport défensif des Sanchez, Ouaddou et Chelle pour récupérer le ballon dès la perte de balle. Cette tactique fonctionne bien à domicile, moins bien à l’extérieur même si les équipes rencontrées ne sont pas du même calibre (Lyon, Nancy, Bordeaux, Nice, Le Mans…).
Or notre paire défensive sera absente encore pour quelques matchs et leurs remplaçants sont pour le moins naïfs dans leurs placements et leurs relances. L’équipe a d’ailleurs encaissé 9 buts en trois matchs et concédé 3 défaites dont sa première à domicile. Les problèmes dus à l’infirmerie pleine ces derniers temps ont même conduit l’entraineur à faire jouer Saez en défense centrale ou avant-centre contre le Racing, Roudet et Belmadi milieux défensifs, ou encore Savidan en tant que milieu offensif. Et c’est là qu’on peut se poser la question de savoir si on ne prend pas trop de risques offensifs sachant que défensivement on ne tient pas le choc.
Face à Paris, pourtant réduit à dix unités, les rouges et blancs dominent tout le match mais payent cash deux erreurs qui leur coutent la qualification. Le constat est identique face à l’OM où Cissé profite d’une mauvaise relance pour crucifier Penneteau, très peu inspiré dans ses sorties en ce mois de janvier, et marquer contre le cours du jeu. Face à Lens les hennuyers marquent sur un temps fort mais concèdent un coup franc évitable qui amène le premier but des Sang et Or et prennent un second but sur une contre attaque menée à 100 à l’heure.
Ce match face à Lens que les supporters valenciennois ont encore en travers de la gorge doit être analysé de la manière la plus objective qui soit. Le match n’a pas été perdu à cause de l’arbitre qui a beaucoup sifflé en faveur des lensois malgré certaines simulations manifestes, ni de Yohan Demont qui a vraisemblablement pris des cours de plongeon auprès de Philippe Lucas et dont la faute subie de manière très intelligente amène le premier but des visiteurs, ni même des supporters adverses qui ont encore fait une démonstration de ce que pourrait être l’ambiance à Nungesser si tout le monde tirait dans le même sens. La défaite est due une nouvelle fois à cause de la naïveté du secteur défensif et aussi du très bon coaching de la paire Papin-Leclercq qui a fait entrer Monnet-Paquet pour déstabiliser notre défense centrale ce qu’il a très bien fait en provoquant un carton rouge et en marquant à la 65ème minute. Lens a simplement su faire le dos rond quand il le fallait et marquer dans les moments importants. Ce nouveau revers provient surtout de la volonté sans faille de toujours attaquer en s’exposant à des contres attaques évidemment difficiles à gérer en l’absence de nos cadres.
Il faut donc prendre acte des erreurs passées et se dire qu’il est peut-être temps d’être, le temps du retour de nos défenseurs, une équipe moins séduisante dans le fond de jeu et plus consistante derrière pour glaner les points restants pour le maintien. Mais cela n’est pas chose facile car les joueurs adhèrent totalement à un discours visant l’offensive et ne seraient peut-être pas aussi réceptifs à d’autres choix tactiques plus défensifs. Dans tous les cas, Antoine Kombouaré qui salue à chaque match la prestation de ses joueurs, qui objectivement méritent mieux du point de vue des efforts consentis et du jeu produit, se trouve confronté à cette phrase bien connue dans le monde du football : dominer n’est pas gagner.
Bien vu Ktox
Vivement quand même que Ouaddou et Chelle reviennent.