Illusions perdues
On le pressentait depuis quelques temps, c’est devenu aujourd’hui une certitude : Valenciennes ne regarde plus vers le haut du tableau. Les yeux sont maintenant rivés sur la dix-huitième place occupée actuellement par Toulouse avec 28 points soit 7 points de moins que le VAFC. Beaucoup espéraient à la trêve pouvoir acquérir avant la fin de l’hiver une place en ligue 1 la saison prochaine, afin de viser plus haut durant cette fin de championnat. Johan Audel ne s’en cachait d’ailleurs pas :
“Obtenons le plus vite possible ces 42 points qui nous assureraient le maintien et ensuite nous pourrons penser à autre chose. Pourquoi pas l’Europe”.
Mais voilà, les mois de janvier et février ont été calamiteux sur le plan comptable avec seulement deux victoires sur Saint Etienne et Lorient contre 5 défaites en championnat auxquelles viennent s’ajouter les éliminations en coupe de France face à Lorient et surtout en coupe de la ligue face au Paris Saint-Germain, finaliste de l’épreuve. Et pour la première fois depuis 2003 et cette vingtième place du championnat de National, le club doit faire face à une crise.

Valenciennes, qui n’a réussi cette saison qu’une seule fois à enchaîner deux victoires consécutives, a aujourd’hui beaucoup de mal à engranger les points. Divers événements n’ont pas été en faveur du staff. Il y a d’abord une étonnante série de blessures des joueurs qui a amené cette déclaration du coach :
“Dans ces cas-là, on se remet en question, bien sûr. Est-ce qu’on en demande trop aux garçons ? Est-ce qu’ils sont capables d’encaisser mes séances ?”.
Et quand on croit que le joueur est remis, il se blesse à nouveau ce qui a été le cas de Sanchez, d’Audel ou plus récemment de Jeovanio. On dit que les grandes équipes montent en puissance durant une saison pour être à 100 % lors des grandes joutes européennes (de février à mai). Ce fut le contraire pour les hennuyers qui ont été très forts en début de saison et qui payent aujourd’hui physiquement la préparation de l’avant saison et le manque d’effectif.
Parmi les autres problèmes du moment il y a bien sûr cette affaire qui a touché notre capitaine et qui est restée dans toutes les têtes lors du coup d’envoi contre Le Mans. Antoine Kombouaré qui se félicitait de l’attitude positive des joueurs ainsi que de leur insouciance à l’entraînement, ne pouvait que constater après le match :
“Il faut croire que mes joueurs l’avaient dans la tronche.”
Citons également ces problèmes d’arbitrage que nous rencontrons depuis plusieurs matchs et qui ne nous facilitent pas la tâche. On aura comptabilisé samedi un penalty non sifflé sur Martinez, un but refusé sur un hors jeu extrêmement limite de Sebo, ainsi qu’une passivité accablante de l’homme en noir face au cinéma des Manceaux en seconde mi-temps. Je noterai également cette nervosité de notre entraîneur qui a de plus en plus tendance à s’en prendre au quatrième arbitre ce qui n’aide pas les joueurs à aspirer à la sérénité dans ces temps difficiles pour le club.
Et puis il y a ce mercato d’hiver qui a peu inspiré nos dirigeants. Les mots de Kombouaré étaient clairs :
“Le mercato, je suis contre et on agira seulement en cas de force majeure. Je pars du principe que je me suis engagé avec les joueurs qui sont là. J’ai donné ma confiance au groupe qui m’a donné satisfaction.”
Mais avec autant de blessés le pari était risqué, et le renfort de Williams Martinez (pour pallier à la blessure d’Eric Chelle), suivi depuis huit mois par notre recruteur Eric Martin, n’aura manifestement pas suffi à stabiliser notre défense.
Samedi les rouges et blancs se déplaceront à Monaco et débuteront une série de matchs très compliquée qui les verra affronter dans l’ordre : Lille, Paris, Bordeaux et Lyon. Lors des matchs allers nous n’avons su grappiller face à ses équipes que quatre points sur quinze possibles. Autant dire que la tâche s’avère très rude et que la première partie du tableau ne sera certainement plus qu’un lointain souvenir à la fin du mois de mars. Il reste toutefois des points positifs comme ce très bon début de saison qui nous permet de n’être qu’à 10 points du maintien ou cette volonté d’aller de l’avant sans cesse réclamée par notre entraîneur et qui fait de cette équipe l’une des plus belles à voir jouer en ligue 1. Et si je donne dans cet article l’impression d’avoir perdu mes illusions, je ne demande qu’une chose à mes protégés : faites moi mentir!
Parler de crise c’est pathétique ! certains supporteurs valenciennois sont pire que les médiocres journaleux parisiens … VA est 9e à 5 points du 4e et ca braie dejà ! pauvre supporteur …