“Le complot de la ligue”
La ligue justement. A sa tête, un monsieur à lunette et à grosse moustache. Son nom : M. Thiriez. Beaucoup le surnomme M. Pringles pour la ressemblance qu’il a de l’effigie de la boite de biscuit salé. Surtout, M. Pringles, je vous l’assure, est un tonton flingueur…
Il s’apparente au sauveur du foot français. Celui-ci a en effet réussi l’exploit de faire payer à des médias la bagatelle de 668 millions d’euros pour les droits de la ligue 1. Les clubs s’en réjouissent mais les familles les plus pauvres lui en voudront sûrement de les priver des images et même des résumés de leur club favori. Ils pourront toujours se consoler et se dire que de toute façon ils auraient payé pour voir Marseille, Paris et Lyon. Ouh là , j’ai mon falzar qui a tremblé à l’entente du premier nommé. Une vieille rancœur qui devrait être oubliée mais qui malgré tout me laisse encore aujourd’hui un goût amer. Quand les salauds sont pris pour les gentils et que le plus honnête est pris pour un salaud… Petit hommage à Jacques Glassmann. J’espère que vous saurez me pardonner ce petit intermède qui me tenait à cœur.
668 millions d’euros disais-je ! Je vous remémore le discours de sieur Pringles :
Dans l’immédiat, messieurs les Présidents, vous aurez à traiter d’abord entre vous du dossier, délicat mais toujours résolu dans le passé, de la répartition des droits TV. Permettez moi juste une remarque. Vous mêmes, ou vos prédécesseurs, avez tous signé en 2002 une charte qui fixe les grands principes de cette répartition, et qui, légèrement amendés en 2005, fonctionnent depuis six ans. Bien sûr, ce document n’est pas intangible et vous pouvez parfaitement le modifier. Mais, dans la mesure où le montant des droits n’a pas connu de bouleversement, dans un sens ou dans un autre, je ne suis pas sûr qu’il soit bon de jeter aux orties les principes de la Charte. Des ajustements sont certainement possibles, et d’ailleurs souhaitables, en particulier pour tenir compte du fait que la notoriété de nos trois locomotives médiatiques bénéficie à tout le monde.
Non mais franchement, oser dire ça :
Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
Quand je vous disais que M. Pringles est un tonton flingueur.
Avec cette complicité, un autre Tonton, Jean-Marie celui-là , se frotte les mains. Je m’imagine bien le scénario en coulisse où au nom des 3, il avertit ses collègues :
Bougez pas !… Les mains sur la table ! Je vous préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur, et des flingues de concours. Touchez pas au grisby… salopes !!!!.
Dans le camp d’en face, c’était sans compter sur Tonton Francis. Il en a vu d’autres lui des lascars et il n’est pas d’accord :
Mais dis-donc, on est tout de même pas venu pour beurrer les sandwichs ! Écoute Aulas, laisse nous t’dire que tu t’prépares des nuits blanches… des migraines… des “nervous breakdown”, comme on dit de nos jours.
Charmante ambiance n’est-ce pas ?
Et ce n’est pas fini. Faut pas irrité M. Aulas. A son pote Pringles, il lache :
Y m’ fait chier le vieux ! Il faut le descendre. Fais ce que tu veux, dis à tes sous-fifres d’arbitres de moucher son club. Je sais pas moi, fait quelque chose, merde ! J’veux plus voir en ligue 1.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps. Le moustachu lui répond :
T’as vu, alors, y dors le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. J’vais l’renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux.
En effet, tonton Francis vient de se prendre 1 mois de suspension pour avoir asséné à l’arbitre de la rencontre VA-Lens ses quatre vérités. J’vous l’avais dit, un vrai complot. A votre choix, je le vois bien répondre :
Non mais t’as déjà vu ça ? Y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j’les soigne, j’m'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Francis. Au 4 coins d’Paris qu’on va l’retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… .
Ou bien :
Y connaît pas Francis ce mec. Y va avoir un réveil pénible. J’ai voulu éviter qu’le sang coule mais maint’nant c’est fini ! Je vais l’travailler en férocité ! l’faire marcher à coup d’latte, à ma pogne je veux l’voir ! et j’vous promets qui demandera pardon ! et au garde-à -vous !.
C’est qu’il connaît du monde en haut lieu le Francis.
Pour en terminer avec la ligue et M. Prigles, voici une citation du film « Pépé le Mouko » qui lui irait très bien :
Une telle tête d’hypocrite, c’est presque de la franchise.
Ce billet d’humeur parce que je me demande si je fais de la paranoïa en pensant que VA dérange, que son Président dérange ? Et surtout parce que je ne peux pas voir en pature M. Thiriez. Voyez pourtant que je reste poli.
A la ligue et surtout à sa tête, on doit faire parler :
A VA, il nous crée toujours des emmerdes. Decourrière nous fait chier avec les droits télé. Y’a eu l’affaire VA-OM. Maintenant l’affaire Ouaddou. Pfff !!! C’en est assez !
Et d’ajouter
Kombouaré qui ne cesse de s’en prendre aux délégués.
Sur ce point, Cela me fait penser à une autre réplique des tonton flingueurs :
Patricia, mon petit… Je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L’homme de la Pampa parfois rude reste toujours courtois mais la vérité m’oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu !
Dites-vous bien que j’ai décidé volontairement de ne pas parler d’un autre personnage que je n’aime pas non plus, alias « le Bègue », car vraiment cela aurait été trop long.
Vivement que la saison se termine… :-(
J’aimerais conclure ce bulletin d’humeur en citant le monologue de Vanessa Paradis dans le film « La fille sur le pont ». Cela s’adresse aux supporters versatiles :
Il avait l’air tellement amoureux que je l’aurais suivi jusqu’au bout du monde. Mais en fait on n’est pas allé plus loin que Limoges. C’est dingue comme les gens peuvent avoir l’air raides amoureux en ne l’étant pas du tout. Ca doit être un truc facile à imiter.
Bravo pour cet article qui j’espère en appellera beaucoup d’autres.
On ne se rend pas forcément compte du travail que ça représente pour en arriver à ce résultat. Donc chapeau !