The truman show

Communiqué

Après la cabale politico médiatique qui a suivi « l’affaire de la banderole », certains effets secondaires se sont produits après l’annonce de la sanction prononcée à l’encontre des Boulogne Boys. A l’approbation laconique de cette décision administrative, qui ne réglera sans doute en rien le problème des violences physiques ou verbales dans les stades, par la LFP, une réponse est venue d’une partie des tribunes Valenciennoises et Nancéiennes sous forme d’un communiqué au titre évocateur ; « Non au Génocide des Tribunes ».

Fervent partisan d’un football populaire, je ne puis rester insensible à cette démarche solidaire envers le public Nancéien des quatre groupes de supporters signataires de ce communiqué et je me permets même de saluer ce processus d’union entre les publics, fort mis à mal lors de notre périple en terre lorraine il y a un an.

En apparences, les choses ont bien changé durant ce laps de temps ; Nancy est 3ème au classement de la L1, VA s’est sauvé avec une plus grand maîtrise que la saison dernière et le divorce avec le « grand frère » lensois semble bel et bien consommé. Bien que je sois satisfait des trois p

oints évoqués précédemment, je me demande pourquoi ce communiqué arrive à ce moment de la saison.

Pour Nancy, nous pouvons établir un parallèle avec l’affaire de la simulation de Micoud lors du dernier Nancy-Bordeaux ; les Nancéiens s’estiment floués et pensent, à juste titre, déranger le business de la LFP. Ce n’est sans doute pas leur unique motivation mais nul doute que cette affaire ne doit pas être entièrement étrangère à ce communiqué.

Pour Valenciennes, les circonstances de rédaction sont plus troubles. Le début du communiqué parle d’évènements qui ont été rabâchés. Cette

allusion vise une autre affaire ; celle de la bâche et la dissolution des Boulogne Boys. Nous pouvons nous poser la question de la pertinence de la sanction, du périmètre des personnes visées par celle-ci et, surtout, si ces soi-disant mesures permettront d’éviter de futures maladresses de langage. S’il est vrai que la banderole parisienne a involontairement visé toute notre région, elle était surtout destinée aux supporters lensois. Autant dire que cette sanction a amené des discussions et on en aurait presque oublié que la « Faction » de Metz a subi le même sort pour des r

aisons qui restent à déterminer.

En tous les cas, je me dois de saluer la démarche tout à fait « chrétienne » des groupes valenciennois à l’égard de leurs homologues nancéiens et parisiens. Néanmoins, j’ai de la mémoire. Suite aux évènements nancéiens de la saison dernière, Dicrete avait été arbitrairement interdit de stade lors de VA-Monaco. Les Roisters avaient alors boycotté le début de la rencontre et des sifflets s’étaient faits entendre pour couvrir les

explications de ceux-ci. C’est alors que le président des RWD avait lancé un chant pour mettre un terme à ces manifestations sonores incongrues.

A mon sens, ce fut une belle démonstration de solidarité intergroupe. quelle fut le retour d’ascenseur ?

 

24 Apr 2008
Auteur : alVAro
Publié dans Humeur

Une réponse

freddylNo Gravatar chante:

Le problème des stades ?
Mon point de vu choquera peut-être, mais à un moment donné, il faut bien se rendre compte que les stadiers/fonctionnaires de polices & co. ne peuvent pas faire grand chose pour faire un ménage individuel dans les stades. Alors, plutôt que d’être accusé de ne rien foutre, quelle est la solution la plus simple : faire des exemples dès qu’on tient un coupable, voire dans certain cas faire une montagne d’une affaire tout à fait banale.
Ce qui est reproché aux groupes de supporters :
- le fait de rarement faire le ménage au seins de leur rang, alors que ce sont certainement les mieux placés pour savoir qui sont les chats noirs.
- les batailles organisées qui ne leur rendent pas services en leur donnant une image (du coup difficilement usurpée) de violent.
- et puis, sans doute aussi, le fait que les regroupements de personnes font forcément toujours un peu peur.
Cela dit, la problématique d’insulte/violence dans les stades ne date pas d’aujourd’hui. Le problème c’est que petit à petit, on a le sentiment que ce phénomène prends de plus en plus d’ampleur en France, et que si rien n’est fait, ça finira par devenir incontôlable.

Alors, moi, c’est un avis personnel, mais je pense que si les groupes de supporters ne veulent pas que ça finisse par des décisions violentes, unilatérales et absurdes des autorités, peut-être leur faudra-t-il songer à faire quelques efforts… Ne pas être en opposition totale avec les autorités, mais en collaboration. S’il n’y a pas d’efforts de fait, à un moment ou à un autre, des décisions qui ne feront plaisirs à personnes seront prises et il sera trop tard pour réagir…

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