Vous avez dit “versatiles” ?
En préambule de cet article, je souhaite rappeler une notion importante. Lorsqu’une entreprise décide de transformer son appareil de production et que cette transformation, loin d’amener les résultats escomptés, semble mettre en danger l’avenir même de cette entreprise, des manifestations de mécontentement des clients sont inévitables. D’autres clients, moins fidèles, changeront sans doute de boutique. Quoiqu’il en soit, j’imagine mal le responsable de production aller déclarer à la presse que ses clients sont versatiles alors même qu’ils continuent à suivre son produit, tout en espérant une amélioration de celui-ci.
A l’instar de l’exemple ci-dessus, le public de VAFC est aussi un client du VAFC car, jusqu’à preuve du contraire, la plupart des habitués de Nungesser paient pour leur place. Pour le coup, ce ne sont pas des mauvais clients ; aucune demande d’avoir commercial n’a atterri dans les bureaux du VAFC et, pour une majorité d’entre eux, ils n’exigent pas des résultats mirobolants, tout du moins une envie affichée d’amélioration des résultats.
Pour revenir au derby, les nombreux supporters, ayant fait le déplacement des « courants d’air », ont vu un VA, toujours en plein doute, avec une fébrilité défensive qui fut la source des occasions lilloises et une incapacité chronique à porter le danger chez l’adversaire.
Pour autant, le parcage eut l’agréable surprise de constater deux modifications d’importance ; d’abord, un aménagement tactique (4-5-1) qui laisse à penser que notre coach peut se remettre en question, ensuite, une combativité retrouvée de nos joueurs. Alors, les problèmes, tels que l’incapacité à jouer en 1ère intention, à trouver la tête de nos attaquants sur les dégagements de notre gardien, persistent mais la voie empruntée hier par nos joueurs et notre coach semble moins décourageante que face à Toulouse.
Malgré un nombre plus important d’occasions pour les Dogues, VA aurait pu accrocher un nul sans une incroyable mésentente défensive où, à mon sens, la responsabilité de Penneteau est autant engagée que celle d’Abardonado. Côté lillois, De Melo n’a peut-être pas fait ses classes sur les plages de Copacabana, étant données ses difficultés à rester debout sur l’excellente pelouse du Stadium. En tous les cas, mes félicitations à Madame, c’est un sacré brouteur de gazon. Pour ceux qui ont vu le match, l’écart entre le 6ème du classement en pleine confiance et le 16ème en plein doute n’était pas si important qu’annoncé. Néanmoins, l’histoire et la comptabilité retiendront que la victoire et les 3 points furent pour le LOSC.
Pour conclure, le parcage, fort « versatile », a légitimement applaudi ses joueurs, qui n’ont pas démérité, mais il leur faudra préserver cette combativité retrouvée si nous souhaitons prolonger le bail de la L1.
Par conséquent, l’heure n’est pas à la désunion après les timides progrès enregistrés car, après avoir reçu l’accueil venteux des Lillois de Villeneuve d’Ascq, nous nous apprêtons à recevoir les bouillants roubaisiens du sud qui se réjouissent de nos déboires actuels et anticipent déjà sur une victoire implacable dans notre temple.

Très mal adaptée cette comparaison avec le monde de l’entreprise !!
- D’une le VAFC est en situation de quasi-monopole vis à vis des vrais supporters (peu vont se mettre à supporter une autre équipe), ce qui change quasi-tout.
C’est comme tous les monopoles, le service peut etre vicié, les gens reviennent car le club est le seul à le fournir.
Le client n’a donc pas à se plaindre de revenir toujours vers le club puisque c’est son choix !!!
- De deux, le VAFC serait plutot une entreprise de service qui vend du spectacle (encore que c’est pas tout à fait ça) pas un produit issu d’une chaine de production d’où une part d’impondérable, de subjectif, de facteur humain qui rend ce service aléatoire et inégal (c’est moins le cas pour Lyon vendu avec le package Champion de France, le jour ou ils le perdront, ca va raler).
Changer le facteur humain dans une entreprise de service peut etre risqué mais bon parfois l’entreprise a pas le choix.